Logement social : Les chiffres pourraient progresser !
Par Réveille-toi Brunoy le samedi 10 février 2007, 19:03 - Logement social - Lien permanent
Nous revenons avec cet article sur le sujet du logement social. Rappelons qu’il est important pour la ville d’atteindre un seuil de 20% imposé par la loi de décembre 2000 Solidarité et Renouvellement Urbain. A défaut d’une construction d’environ 300 logements à caractère locatif social, les pénalités auraient bien sur une incidence sur le budget de la commune et donc sur les différentes taxes payées par les habitants !
Nous revenons avec cet article sur le sujet du logement social. Rappelons qu’il est important pour la ville d’atteindre un seuil de 20% imposé par la loi de décembre 2000 Solidarité et Renouvellement Urbain. A défaut d’une construction d’environ 300 logements à caractère locatif social, les pénalités auraient bien sur une incidence sur le budget de la commune et donc sur les différentes taxes payées par les habitants !
Depuis trois ans, la somme perdue sur le budget de la commune représente plus d’un million d’euros. Il s’agit par exemple de payer chaque année une redevance de 50 000 euros au fond de solidarité mais aussi d’enregistrer une perte des subventions comme les fonds du SRIF et de la DSU…
Depuis de nombreuses années notre groupe Réveille-toi Brunoy demandait que des démarches actives soient effectuées en direction d’une filiale privée de la SNCF pour que puissent être contingentés, par une convention avec un bailleur social, les 215 logements situés aux Provinciales et gérés dans un premier temps par la SFCI puis la société Immobilière du Chemin de Fer ICF Novedis. Avec une échéance fixée à 2008 les choses semblent se préciser aujourd’hui. En effet, un transfert des logements, soumis à des contreparties, est actuellement en cours de négociation entre la ville, la société ICF Novedis et une autre filiale privée de la SNCF, la société ICF La Sablière.
Les contreparties concernent : - L’acquisition des 215 logements par la société ICF La Sablière - Un droit à construire pour 90 logements en centre ville (60 logements sociaux ICF La Sablière et 30 logements locatifs ICF Novedis) érigés sur les friches et les terrains appartenants à la SNCF et à Réseau Ferré de France. - Travailler avec la ville et la SCIC à l’amélioration de l’aménagement du quartier des provinciales et à l’amélioration de la qualité de vie.
Nous pensons que cette opération pourrait à son terme apporter 275 logements sociaux supplémentaires à la ville. Il est bien sur nécessaire d’apprécier dans quel environnement seront implantés les 90 logements envisagés dans le protocole, rénovés les 215 logements des Provinciales et comment les opérations seront favorables à d’autres équipements et aménagements. De plus les exigences du PLU et les définitions retenues dans le PADD devront être observées à la lettre dans un soucis permanent de valorisation de la ville et de la qualité de vie des brunoyens. La création d’une commission spécifique permettant une pluralité des points de vue sur ce dossier s’avère d’ores et déjà nécessaire !
Pour nous contacter : contact@reveilletoibrunoy.info
Commentaires
Tout cela c'est très bien ! Il faut à la ville 300 logements sociaux de plus, ces chiffres sont basés sur quelle population ? L'actuelle (25 400 habitants) ou l'ancienne (23 617 en 1999) ? Le PLU n'est pas encore adopté qu'il est déjà dépassé…
Construire sur les friches de la SNCF s'est encore bétonner un peu plus la ville, bravo ! Sans s'inquiéter pour l'architecture des immeubles qui sera certaienementdifférent des autres du centre ville, aucune homogénéité visuelle dans cette ville. On se demande bien si le service urbanisme de la ville regarde parfois les plans…
Les objectifs de la loi SRU (20 % de logements sociaux) ne sont pas établis sur la base de la population mais sur le dénombrement des habitations. Par le fait, plus il est construit et plus il faut rattraper le retard. Le problème pour Brunoy, comme pour l'ensemble du secteur, est que nous sommes soumis à de fortes pressions qui résultent :
- de l'importance des besoins (augmentation de la population francilienne, division des familles, étudiants et jeunes ménages etc.), ce qui pousse la préfecture a exiger des efforts des communes (cf. PLU)
- du fort rencherissement de l'immobilier qui rejette de Paris vers la "petite couronne", puis de la "petite couronne" vers la banlieue plus éloignée, les futurs propriétaires
- de poussées spéculatives (tant de promoteurs que de particuliers qui souhaitent valoriser leur patrimoine en lotissant leur terrain)
- ... et des attraits de la vallée (transports a priori corrects vers Paris, environnement globalement préservé, équipements relativement satisfaisants etc.)
En dehors de la volonté communément admise de ne plus créer à l'avenir de "grands ensembles", il convient d'associer logements sociaux et rénovation urbaine. Outre de petites opérations disséminées et bien intégrées, la ville dispose d'une opportunité avec le secteur de la gare. Cette carte est à jouer car elle présente de forts avantages (transports, ré-animation du centre-ville, valorisation d'un secteur peu attrayant...) et éviterait que soit imposé l'urbanisation de terrains dont l'Etat est déjà propriétaire (Muséum d'Histoire Naturelle).